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L'AFRIQUE SOUS LE NOM DE "PARADOXTAN" AU ZENITH DU DESESPOIR

Publié le par Diakite Kalil

L’Afrique est la portée existante du mot «Paradoxe» et cette situation me semble être une plaie saignante pour le monde, qui mérite attention et soins intensifs par des toubibs qualifiés d’ici et d’ailleurs car, les bandages d’infirmier n’ont rien donné jusque-là. Ledit paradoxe est que le sol, le sous-sol, la surface marine, la surface sous-marine et la nature du continent regorgent d’énormes richesses plus que tous les continents mais, sa population reste la plus pauvre et la plus soumise du globe. Richesse et pauvreté, deux choses opposées existantes dans une même maison avec un niveau élevé toutes les deux, absurdité. C’est comme si disait un nanti : «Je suis riche mais, je n’ai pas d’argent» c’est le comble de l’absurdité. Toutes les grandes réserves mondiales s’y trouvent et la production des matières premières alimentant le reste du monde viennent de là et c’est là aussi que sont en plein règne la misère, les guerres, les épidémies, les crises de tout ordre… Nous ne faisons la une des quotidiens qu’à des événements ignobles et malheureux, chose qui est d’ailleurs très fréquent et c’est à travers des titres comme « Génocide, Massacre, Attentats à la bombe, Insurrection …. » qu’on nous mentionne dans les journaux. Nous sommes aujourd’hui plus d’un milliard d’habitants sur le continent, l’Afrique a connu durant ces dernières décennies une explosion démographique en disparité avec sa croissance économique ce qui est un grand mal et la cause de la récurrence de l’immigration massive et clandestine vers l’Europe.

Pas d’emploi, pas d’eau, ni électricité bref, les conditions de vie sont médiocres chez nous. Dans les têtes ça gamberge plus car, on se dit qu’on vit l’enfer sur terre et l’incarnation paradis sur terre c’est ailleurs (Europe, Etats-Unis d’Amérique). Voilà pourquoi il faut quitter nos bleds et dans un premier temps rallier l’Europe par tous les moyens possibles tout en risquant sa vie en passant par le Mali, la Mauritanie et le Maroc. Beaucoup sont rejetés dans le désert du Hoggar en Algérie, ils finissent tous par le Maroc et la Libye afin de fouler le sol espagnol ou italien. Après avoir payé des milliers de monnaies européennes, les uns meurent dans le désert et d’autres dans les noyades sur le long l’océan à bord des pirogues en bois coulantes. Malgré ces drames, il y a toujours des candidats à cette traversée suicidaire sur la méditerranée et la famille est prête à financer ce suicide dans le seul espoir que le voyageur sera le pilier de la famille quand il sera de l’autre coté de la mer. D’aucuns restent sans nouvelle pendant des lustres, aucune certitude de leur situation (mort ou vivant). Quand le désespoir atteint son paroxysme dans le temps, le risque devient le seul chemin à emprunter pour arriver à ses fins.

L'AFRIQUE SOUS LE NOM DE "PARADOXTAN" AU ZENITH DU DESESPOIR

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Mody Baba 19/09/2014 14:11

Je partage amplement tes propos par rapport à ce problème d'ampleur qui continue de miner le développement du continent africain. C'est vrai, quand on y pense, nous n'avons pas besoin de solutions imaginaires pour y parvenir vu que tous les moyens sont à notre disposition afin d'instituer une intégration économique dans le cadre d'un développement de l'Afrique : la RCI étant le premier producteur de cacao sur le plan mondial, le Ghana se trouvant au second plan, le Mali faisant ses preuves en matière de ressources minières notamment l'or, le Nigéria et l'Afrique du Sud qui ne cessent de surprendre de jour en jour etc...Il faut reconnaître que ce continent dispose effectivement de tout ce qu'il faut. Ce n'est pour zéro que les grands investisseurs visionnaires mises tant sur ce continent. Ils estiment qu'il est le continent du futur mais force est de reconnaître que l'Afrique n'est pas encore prête à franchir le pas. Je suis loin d'être pessimiste mais les faits sont bien là.

Diakite 19/09/2014 16:15

Ce n'est pas du tout du pessimisme mais, un fait bien existant. Les années passent et l'Afrique part en reculant.