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MA CONCEPTION DE LA JEUNESSE

Publié le par Diakite Ibrahima Kalil

Pour commencer je dis ceci : « Jeunesse, ce qui te différencie de l’autre génération n’est pas seulement ton âge mais aussi les potentialités dont tu disposes. Sers toi de ces atouts et tu vaincras»

La jeunesse sans aucun écart de son sens strict, est la plus grande force et le plus espoir qu’une nation puisse avoir. Pour moi la jeunesse n’est pas qu’une classe d’âge, la jeunesse c’est la partie saine de la couche juvénile.

Pourquoi tout n’est pas jeunesse ?

D’abord je dirai que la jeunesse doit être futurologue. C’est d’ailleurs pourquoi on dit qu’elle est le futur d’une nation. Les premières obligations d’une jeunesse consistent à « rêver » et avoir «la soif de réussir » sinon elle stagne avec une forte chance d’échouer dans sa mission générationnelle. Pour revenir à la question : Pourquoi tout n’est pas jeunesse ? Comme le disais Ahmed Sékou Touré : " Tout n'est pas peuple". Je considère qu’un jeune non rêveur, qui n’a pas la soif de réussite n’est pas de ma jeunesse, il représente plutôt un handicap pour sa génération. Ces jeunes stagnants doivent donc être relégués du cercle « Jeunesse ».

Par ma définition donc : La jeunesse est la partie saine de la couche juvénile, qui s’affirme par sa soif de la réussite avec audace et qui est dépourvue de toute sorte de désespoir, de pessimisme et de négativité.

Ma conception de la notion de la «Jeunesse » est certes différente de celle des autres mais je reste persuadé qu’elle est positive. Oui ! Je suis un petit marginal dans mon genre

Usurpation de statut et lutte générationnelle

Nous sommes dans une perpétuelle lutte générationnelle et cette jeunesse dont je parle est celle qui fait peur aux systèmes non-progressistes que sont la plupart des systèmes africains. Ils ont peur de la jeunesse au point qu’ils font tout pour maintenir au niveau le plus bas de l’échelle. Leur inaction face à la médiocrité de nos systèmes éducatifs est une illustration. Nous sommes une armée, notre arme est l’éducation qui devient de plus en plus faible.

Aujourd’hui il y a une sorte d’usurpation de statut dont la jeunesse est victime, cela s’explique par le fait qu’il y a beaucoup d’actes et projets entrepris au nom de la jeunesse par des personnes qui se prennent pour des jeunes. Le comble c’est que les personnes qui entreprennent ces actes n’ont pas un trait avec la jeunesse. Non seulement par rapport à la classe d’âge, mais aussi par rapport à leur état d’esprit.

Comme le dis le célèbre artiste et activiste sénégalais Didier Awadi dans son morceaux intitulé « Non c’est pas normal » avec Positive Black Soul, je cite :

« Pas de programme pour les jeunes, à part quelques petits tocards qui se prennent pour des jeunes, ils considèrent la jeunesse comme un tremplin politique. Facilement ils ont des sponsors entre hommes politiques, leurs programmes sont tellement nuls… »

On a donc le choix entre continuer à servir de béquilles pour les démons non-progressiste ou s’affirmer. Ce n’est pas sorcier de s’affirmer et ce n’est pas non plus en lançant des pierres sur des véhicules. On s’affirmera en sortant du silence, de l’oisiveté et notre apitoiement. Soyons audacieux, créatifs et innovateurs pour prouver à l’autre génération que sommes capables de faire plus qu’elle. Parce qu’à leur manière, je me demande si l’objectif est le sinistre. Nous, nous sommes des progressistes, nous ne marchons pas en reculant. L’innovation est aussi des armes fatales que doit se munir la jeunesse, c’est pourquoi je dis ceci : « Une idée innovatrice doit être plus séduisante qu’une fille bien roulée (parfaite par sa corpulence) aux yeux d’un jeune, un jeune non innovateur stagne et représente un handicap »

N’ayons pas peur de monter au créneau, d’émettre des idées, de dire ce qu’on pense d’une situation, d’une attitude, sortons du complexe du jeune âge. Sachons que nous sommes plus forts, plus capables et plus dynamiques que ce qu’on nous fait croire. Chacun de nous en lui a une potentialité, il suffit de la forger et la mettre en valeur.

Se contenter de critiquer les gouvernants et leurs politiques sans la moindre proposition ou suggestion d’action et de politique fait de toi jeune stérile, comme j’aime le dire : Les critiques sans suggestions restent vaines. Ne Soyons pas que des criards dans les cafés, dans les cabarets, autour des thés brada, émettons des idées et posons des actes. Si personne ne veut bouger le petit doigt pour nous, pourquoi ne pas le faire nous même ?

Nous sommes en guerre. RIPOSTON !!!

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kindy 28/01/2016 19:32

Très bon papier pourvu qu'il y ait des engagements et surtout de l'action.